
Thomas Voeckler, brillant vainqueur d'étape en Bleu, Blanc, Rouge
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Souvent animatrices de la Grande Boucle, trois des quatre équipes françaises, Bbox, FDJ et AG2R, ont eu la réussite en plus cette année, notamment dans les étapes les plus prestigieuses des Alpes et des Pyrénées. La Cofidis rentre bredouille. Autre ombre - d'importance - au tableau des Français, l'absence de l'un des siens aux premières loges du classement. Tour d’horizon.
Quatre victoires d'étape et le maillot à pois. Le bilan des équipes françaises est l'un des meilleurs de ces dernières saisons. Mais un seul coureur est classé dans le Top 20 (Gadret, 31 ans, 19e). Depuis 1985 et la dernière victoire de Bernard Hinault, la France ne parvient pas à dénicher le talent qui saura renouer avec la tradition de champions ayant toujours combattu, depuis 1930, pour la victoire finale. Vingt-cinq ans plus tard, les carences du cyclisme français restent importantes puisqu'il ne dispose ni d'un coureur capable d'intégrer le Top 5 d'un grand tour, ni d'un rouleur capable de s'imposer dans le contre-la-montre, ni d'un grimpeur capable de rivaliser avec les meilleurs en montagne, ni d'un sprinteur capable de s'imposer dans une étape du Tour. Dans ce contexte un peu morose, les coureurs français ont eu le grand mérite d'exprimer leurs qualités, d'avoir su profiter d'une course souvent débridée et d'avoir gagné autant d'étapes, six en comptant celle de Sylvain Chavanel (Quick Step). Il faut remonter à 1997 pour trouver trace d'une telle réussite.
Bbox, la confirmation.
Deux victoires d’étape -Thomas Voeckler, 15e, Pierrick Fedrigo, 16e-, le maillot à pois du grand prix de la montagne - Anthony Charteau -, des places d’honneur pour Sébastien Turgot. L’équipe de Jean-René Bernaudeau a mieux que réussi son Tour. Comme l’an dernier, les deux leaders, Fedrigo, 32 ans, et Voeckler, 31 ans, ce dernier auréolé du titre de champion de France, ont couru avec intelligence et efficacité pour récidiver. "Mais on ne travaille pas mieux qu'avant", souligne Bernaudeau. "On travaille, on cherche, on a développé un programme nutrition... Le sport retrouve ses valeurs fondamentales et pas celle des deux décennies un peu nauséabondes qu'on vient de vivre." A la recherche d’un nouveau sponsor, Bernaudeau devrait très vite annoncer les futurs couleurs de sa structure.
FDJ, un bilan mitigé
Une victoire d’étape - Sandy Casar, 9e -, des animateurs - Casar, Vaugrenard - mais des leaders en faillite au général - Le Mével, Casar. L’équipe de Marc Madiot n’a pas répondu à tous les attentes qu’elle suscitait. La déception est venue surtout de Christophe Le Mével, 10e l’an dernier, qui visait le général. Très vite, il est apparu hors du coup. Déjà vainqueur d’étape en 2010, Sandy Casar, 31 ans, a récidivé dans une belle étape alpine. Le Dr Gérard Guillaume, médecin de la FDJ explique cette embellie française par la lutte antidopage qui "porte ses fruits". "Les Français ont été volés pendant dix ans. On a entretenu l'idée qu'ils ne s'entraînaient pas assez, qu'ils couraient mal, mais ils ne font ni plus, ni moins qu'hier. L'explication se trouve donc ailleurs." Le bouillant Madiot peut être satisfait.
AG2R – La Mondiale, la bonne surprise
Une victoire d’étape - Christophe Riblon, 14e -, la meilleure équipe française au classement par équipe (4e), un leader en progrès - Nicolas Roche, 15e-, le meilleur français au général - John Gadret, 19e à… vingt minutes. Les hommes de Vincent Lavenu ont été très présents lors de cette Grande Boucle. La victoire de Riblon, 29 ans, dans une pure étape pyrénéenne reste le grand moment. Seul bémol la mésentente entre Roche et Gadret lors de la montée dans le port de Balès, une image qui ne colle pas avec le slogan de l’équipe -" Chez AG2R, la victoire est collective". Lavenu devra désamorcer le conflit car ces deux coureurs d’avenir seront encore sous les mêmes couleurs en 2011.
Cofidis, la déception
Le point noir. Une équipe volontaire et dynamique - Sébastien Augé, Amaël Moinard -, mais pas de réussite, un leader en difficulté qui a abandonné après la 13e étape - Rein Taaramae. David Moncoutié absent, l’équipe de Francis Van Londersele n’a jamais été en position de s’imposer dans une étape. Une cruelle déception pour l’équipe française qui comptait le plus de victoire (18) cette saison avant le Tour et qui aussi raté une partie de son mercato pendant le Tour (échec de la signature de Sylvain Chavanel). L'équipe nordiste espère se refaire la santé à la Vuelta avec Moncoutié en leader.









De RK0, le 26/07/2010 - 22:38.
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"Le montant d'une cure s'élèverait à 500 000 euros, soit deux cents fois le salaire mensuel minimum d'un néoprofessionnel" source libération